Guillaume Lavoie

Maîtrise en finance mathématique et computationnelle, analyste principal, Investissements PSP

« Il y a cinq ans seulement, je n’avais jamais fait de finance de ma vie. Aujourd’hui, je travaille au sein de l’un des plus grands fonds de pension au Canada. »

Guillaume Lavoie

Atypique en apparence, le parcours universitaire de Guillaume Lavoie se compare à celui de bon nombre d’étudiants en finance mathématique et computationnelle, un champ disciplinaire où s’entrecroisent des tracés divers et multiples.

D'étudiant doué dévalant les pentes le week-end – il a d’ailleurs précieusement conservé son poste de moniteur de ski –, Guillaume a connu une brillante ascension professionnelle grâce à sa formation obtenue à l’UdeM.

Pragmatique, il a d’abord choisi d’allier au premier cycle la physique et les mathématiques, pour toucher tant à des aspects fondamentaux qu’appliqués. Néanmoins, après quelques trimestres, il n’a pu s’empêcher de glisser définitivement vers l’un des versants de son baccalauréat bidisciplinaire. 

«J’ai toujours eu la bosse des mathématiques », lance-t-il. La piqûre de rappel a eu lieu lors d’un stage de recherche fructueux dans ce domaine. Chemin faisant, Guillaume a préféré consacrer ses études de deuxième cycle aux mathématiques. »

Mais sa propension pour les phénomènes tangibles l’a rattrapé à nouveau après sa maîtrise. Il résume ainsi son virage parallèle :

«Plutôt que de faire un doctorat, je me suis tourné vers la maîtrise en finance mathématique et computationnelle, car j’ai réalisé qu’elle offrait exactement l’équilibre que je cherchais entre les aspects plus pratiques et théoriques. »

Une transition logique, pleinement réussie. « Il y a cinq ans seulement, je n’avais jamais fait de finance de ma vie. Aujourd’hui, je travaille au sein de l’un des plus grands fonds de pension au Canada », observe-t-il.  

À titre d’analyste principal chez Investissements PSP, Guillaume participe à l’administration des régimes de retraite de la fonction publique fédérale, qui culminent à plus de 100 milliards de dollars. Pour la société d’État, il slalome entre une série de tâches qui visent à fournir à la haute direction les outils nécessaires pour baliser les décisions stratégiques et accroître l’actif total. 

Étant donné la situation particulière de son employeur, Guillaume doit quotidiennement faire preuve de rigueur et de créativité.

« PSP est une jeune entreprise avec une croissance explosive. Or, la plupart des outils de gestion étaient rudimentaires ou n’existaient tout simplement pas à mon arrivée, et ce, même en dehors de PSP! »

Concrètement, il œuvre à optimiser, à créer de toute pièce ou à fusionner des outils de finance mathématique.

« C’est probablement l’aspect le plus stimulant de mon emploi », note le jeune analyste.

Guillaume est du reste prompt à mettre en relief la qualité des études en finance mathématique et computationnelle à l’UdeM, qui combinent les bases de la finance et de la programmation, et l’approche systématique des mathématiques. 

« À partir de là, c’est facile de combler rapidement n’importe quelle lacune. Le programme est aussi particulièrement pertinemment pour la gestion stratégique de portefeuille et le développement de stratégies de transactions boursières. Il aide vraiment à développer un esprit critique, peu importe le travail. C’est certainement un atout. »

Jumelées à ses connaissances de pointe, les qualités interpersonnelles et de gestion de Guillaume lui ont aussi permis de gagner en responsabilités. Car en plus des tâches évoquées précédemment, il veille au recrutement, à la supervision et à la formation des stagiaires, de même qu’à la coordination du travail effectué par les membres juniors de son équipe.

Il est donc des mieux placés pour guider tout aspirant candidat aux programmes de finance mathématique et computationnelle, à qui il conseille de prendre contact avec les milieux et groupes professionnels le plus rapidement possible. 

« Il existe une foule d’événements organisés par l’industrie auxquels l’Université donne accès, en plus de la vie étudiante et associative. Profitez de ces occasions pour commencer à développer votre réseau et savoir un peu plus ce qui pourrait vous intéresser. »