Shelukhin, Egor
- Professeur agrégé
-
Faculté des arts et des sciences - Département de mathématiques et de statistique
André-Aisenstadt Local 6163
Courriels
Affiliations
- Membre Centre de recherches mathématiques
Cours donnés
- MAT6339A H - Géométrie : sujets spéciaux
Expertise
Encadrement Tout déplier Tout replier
Sur le diamètre du groupe de difféomorphismes du cube préservant les volumes
Thèses et mémoires dirigés / 2025-05
Barallobres, Federico
Abstract
Abstract
Dans ce mémoire de maîtrise, nous étudions le groupe des difféomorphismes du cube qui préservent les volumes, avec la métrique L2. Ces fonctions représentent les configurations d’un fluide incompressible dans un cube. La distance entre deux configurations dans ce contexte est définie par l’énergie cinétique minimale nécessaire pour passer de l’une à l’autre. Nous présenterons un résultat de Shnirelman qui établit que le diamètre de ce groupe est fini. Cela signifie que pour toute paire de configurations, l’énergie minimale requise pour passer de l’une à l’autre est bornée. Shnirelman montre également qu’il existe des configurations pour lesquelles il n’existe pas de chemin minimal en termes d’énergie cinétique entre les deux. Dans le premier chapitre, nous définissons les objets d’étude qui seront utilisés tout au long du mémoire. Le deuxième chapitre présente le résultat principal de l’article, qui consiste en une borne sur la distance entre deux configurations, et nous montrons comment ce résultat permet de conclure que le diamètre du groupe est fini. Nous construisons également, dans ce chapitre, une configuration pour laquelle la distance par rapport à l’identité ne peut pas être minimisée. Le chapitre 3 est consacré aux flots discrets, tandis que le chapitre 4 expose comment certaines configurations peuvent être approximées par des flots discrets. Enfin, le chapitre 5 traite de la démonstration du résultat principal.
Sur la dynamique hamiltonienne et les actions symplectiques de groupes
Thèses et mémoires dirigés / 2024-07
Sarkis Atallah, Marcelo
Abstract
Abstract
Cette thèse contient quatre articles qui étudient les phénomènes de rigidité des transforma- tions hamiltoniennes des variétés symplectiques.
Le premier article, rédigé en collaboration avec Egor Shelukhin, examine les obstructions à l’existence de symétries hamiltoniennes d’ordre fini sur une variété symplectique fermée (M,ω); c’est-à-dire de torsion hamiltonienne. En d’autres termes, nous étudions les sous- groupes finis du groupe des difféomorphismes hamiltoniens Ham(M,ω). Nous identifions trois sources principales d’obstructions:
Contraintes topologiques. Inspirés par un résultat de Polterovich montrant que les variétés symplectiques asphériques n’admettent pas de torsion hamiltonienne, nous établissons que la présence d’un sous-groupe fini non trivial de Ham(M, ω) implique l’existence d’une sphère A ∈ π2(M) avec ⟨[ω],A⟩ > 0 et ⟨c1(M),A⟩ > 0. En particulier, les variétés symplectiques négativement monotones et les variétés symplectiques Calabi-Yau n’admettent pas de torsion hamiltonienne.
Présence de courbes J-holomorphes. De manière générale, il y a de nombreux exemples de torsion hamiltonienne, par exemple toute rotation de la sphère de dimension deux par une fraction irrationnelle de π. Lorsque (M,ω) est positivement monotone, nous montrons que l’existence de torsion hamiltonienne impose une condition géométrique qui implique que les sphères J-holomorphes non constantes sont présentes partout. Ce phénomène était prédit dans une liste de problèmes contenue dans la monographie d’introduction de McDuff et de Salamon.
Rigidité métrique spectrale. Notre analyse révèle que, pour les variétés symplectiques posi- tivement monotones, il existe un voisinage de l’identité dans Ham(M,ω) dans la topologie induite par la métrique spectrale qui ne contient aucun sous-groupe fini non trivial.
Le principal résultat du deuxième article établit que, pour une large classe de variétés sym- plectiques, le flux d’un lacet de difféomorphismes symplectiques est entièrement déterminé par la classe d’homotopie de ses orbites. Comme application, nous obtenons de nouveaux exemples où l’existence d’un point fixe d’une action symplectique du cercle implique qu’elle est hamiltonienne et de nouvelles conditions assurant que le groupe de flux est trivial. De plus, nous obtenons des obstructions à l’existence d’éléments non triviaux de Symp0(M,ω) ayant un ordre fini.
Le troisième article, rédigé en collaboration avec Han Lou, démontre une version de la conjecture de Hofer-Zehnder pour les variétés symplectiques fermées semi-positives dont l’homologie quantique est semi-simple; ce résultat généralise le travail révolutionnaire de Shelukhin sur les variétés symplectiques monotones. Le résultat montre qu’un difféomor- phisme hamiltonien possédant plus de points fixes contractiles, comptés homologiquement, que le nombre total de Betti de la variété doit avoir une infinité de points périodiques. La composante clé de la preuve est une nouvelle étude de l’effet de la réduction modulo p, un nombre premier, sur les bornes de l’homologie de Floer filtrée qui proviennent de la semi- simplicité. Cette étude repose sur la théorie des extensions algébriques des corps équipés d’une norme non-archimédienne.
Le quatrième article, écrit en collaboration avec Habib Alizadeh et Dylan Cant, examine la déplaçabilité d’une sous-variété lagrangienne fermée L d’une variété symplectique convexe á l’infini par un difféomorphisme hamiltonien à support compact. Nous concluons qu’un difféomorphisme hamiltonien φ dont la norme spectrale est plus petite qu’un ħ(L) > 0 ne dépendant que de L ⊆ W ne peut pas déplacer L. De plus, nous établissons une estimation du nombre de valeurs d’action en terme de la longueur du cup-produit pour le nombre de valeurs d’action; lorsque L est rationnelle, cela implique une estimation du nombre de points d’intersection L ∩ φ(L) en terme de la longueur du cup-produit. Ainsi, nous montrons que le nombre de points fixes d’un difféomorphisme hamiltonien d’une variété symplectique fermée rationnelle (M, ω) dont la norme spectrale est plus petite que la constante de rationalité est au moins de 1 plus la longueur du cup-produit de M.
Topologie symplectique qualitative et quantitative des fibrés cotangents
Thèses et mémoires dirigés / 2024-05
Broćić, Filip
Abstract
Abstract
Cette thèse explore les propriétés quantitatives et qualitatives des fibrés cotangents T∗M de variétés lisses fermées M, d’un point de vue symplectique.
Les aspects quantitatifs concernent le problème d’empilement de boules symplectiques dans un voisinage ouvert W de la section nulle. Nous introduisons une fonction de type distance ρW sur la section nulle M en utilisant l’empilement symplectique de deux boules. Dans le cas où W est le fibré en disques unitaire associé à une métrique riemannienne g, nous montrons comment reconstruire la métrique g à partir de ρW. Comme étape intermédiaire, nous construisons un plongement symplectique de la boule B2n(2/√π) de capacité 4 dans le produit de disques unitaires lagrangiens Bn(1) × Bn(1). Une telle construction implique la conjecture de Viterbo forte pour Bn(1) × Bn(1).
Nous donnons aussi une borne sur le rayon relatif de Gromov Gr(M, W) lorsque M admet une action non-contractile de S1. La borne est donnée en termes de l’action symplectique des relevés des orbites non-contractiles de l’action de S1. Nous donnons aussi des exemples de cas où cette borne est optimale. Ce résultat fait partie d’un travail en collaboration avec Dylan Cant. La deuxième partie du travail est liée aux aspects qualitatifs. Nous montrons l’existence d’orbites périodiques de systèmes hamiltoniens sur T∗M pour une grande classe d’hamiltoniens.
Un autre aspect qualitatif est la preuve de la conjecture de la corde Arnol’d pour les sous-variétés legendriennes conormales dans le fibré en co-sphères S∗M. Cette partie de la thèse est un travail conjoint avec Dylan Cant et Egor Shelukhin. Nous montrons que pour une sous-variété fermée donnée N ⊂ M, il existe une corde de Reeb non-constante dans (S∗M,α) avec extrémités sur ΛN := ν∗N ∩S∗M, pour toute forme de contact α sur S∗M qui induit la structure de contact standard.
Diamètre spectral et cohomologie symplectique
Thèses et mémoires dirigés / 2023-08
Mailhot, Pierre-Alexandre
Abstract
Abstract
Le groupe de difféomorphismes hamiltoniens à support compact d’une variété
symplectique admet une distance naturelle bi-invariante, d’après les
travaux de Viterbo, Schwarz, Oh, Frauenfelder et Schlenk, construite à partir
des invariants spectraux en homologie de Floer Hamiltonienne. Cette
distance, appelée la norme spectrale, s’est révélée être un outil fort utile en
topologie symplectique. Par contre, son diamètre reste inconnu en général.
En fait, pour les variétés symplectiques fermées, il n’existe même pas de
critère pour déterminer si la norme spectrale a un diamètre fini ou infini.
Il a été conjecturé que, pour les variétés symplectiquement asphériques, le
diamètre de la norme spectrale est infini.
Dans cette thèse, nous démontrons que pour tout domaine de Liouville, la
norme spectrale a un diamètre infini si et seulement si la cohomologie symplectique
du domaine de Liouville en question est non nulle. Ceci généralise
un résultat de Monzner-Vichery-Zapolsky et admet plusieurs applications
dans le cadre des variétés symplectiques fermées. En particulier, nous démontrons
que le produit de deux variétés symplectiquement asphériques a
un diamètre spectral infini. Plus généralement, nous démontrons que toute
variété symplectiquement asphérique contenant un domaine de Liouville incompressible
de codimension zéro avec cohomologie symplectique non nulle
doit avoir un diamètre spectral infini.
Distribution of reflection points of periodic billiard trajectories in a strictly convex table
Thèses et mémoires dirigés / 2023-03
Han, Xurui
Abstract
Abstract
Ce mémoire de maîtrise porte sur les billards mathématiques et la distribution des points de réflexion des trajectoires périodiques d’une table de billard strictement convexe. Un billard mathématique est un système dynamique généré par le mouvement libre d’une particule à l’intérieur d’un domaine dont la frontière est parfaitement réfléchissante. Une question d’intérêt particulier dans l’étude des billards mathématiques est celle de ses trajectoires périodiques. Nous considérons le cas des billards planaires strictement convexes. Il est connu que les points de réflexion des trajectoires périodiques de période n faisant un tour de table sont équidistribués par rapport à une mesure naturelle sur la frontière. Nous montrons ce résultat par une méthode nouvelle et relativement élémentaire utilisant la théorie de Lazuktin [12]. Dans le premier chapitre, nous donnons une description précise de la dynamique des billards et une brève introduction à la théorie de Lazuktin, aux applications de torsion et aux caustiques. Dans les chapitres 2 à 4, nous développons chacun des concepts précédents et expliquons comment ceux-ci sont liés aux billards. Le chapitre 5 est consacré à la preuve de notre résultat principal, divisée en deux parties. Nous concluons en donnant une annexe sur la théorie de la mesure.
K-theoretic invariants in symplectic topology
Thèses et mémoires dirigés / 2021-12
Mezrag, Lydia
Abstract
Abstract
En employant des méthodes de la théorie de Chern-Weil, Reznikov produit une condition suffisante qui assure la non-trivialité de la projectivisation \( \mathbb{P}(E) \) d'un fibré vectoriel complexe en tant que fibré Hamiltonien.
Dans le contexte de la quantification géométrique, Savelyev et Shelukhin introduisent un nouvel invariant des fibrés Hamiltoniens avec valeurs dans la K-théorie et étendent le résultat de Reznikov. Cet invariant est donné par l'indice d'Atiyah-Singer d'une famille d'opérateurs \( \text{Spin}^{c} \) de Dirac.
Dans ce mémoire, on s'intéresse à des fibrés Hamiltoniens résultant d'un produit fibré et d'un produit cartésien d'une collection de fibrés projectifs complexes \( \mathbb{P}(E_1), \cdots, \mathbb{P}(E_r) \). En usant des mêmes méthodes que Shelukhin et Savelyev, on définit une famille d'opérateurs \( \text{Spin}^{c} \) de Dirac qui agissent sur les sections d'un fibré de Dirac canonique à valeurs dans un fibré pré-quantique. L'indice de famille produit un invariant de fibrés Hamiltoniens avec fibres données par un produit d'espaces projectifs complexes et permet de construire des exemples de fibrés Hamiltoniens non-triviaux.
Extension de l'homomorphisme de Calabi aux cobordismes lagrangiens
Thèses et mémoires dirigés / 2019-09
Mailhot, Pierre-Alexandre
Abstract
Abstract
Ce mémoire traite de la construction d’un nouvel invariant des cobordismes lagrangiens. Cette construction est inspirée des travaux récents de Solomon dans lesquels une extension de l’homomorphisme de Calabi aux chemins lagrangiens exacts est donnée. Cette extension fut entre autres motivée par le fait que le graphe d’une isotopie hamiltonienne est un chemin lagrangien exact. Nous utilisons la suspension lagrangienne, qui associe à chaque chemin lagrangien exact un cobordisme lagrangien, pour étendre la construction de Solomon aux cobordismes lagrangiens. Au premier chapitre nous donnons une brève exposition des propriétés élémentaires des variétés symplectiques et des sous-variétés lagrangiennes. Le second chapitre traite du groupe des difféomorphismes hamiltoniens et des propriétés fondamentales de l’homomorphisme de Calabi. Le chapitre 3 est dédié aux chemins lagrangiens, l’invariant de Solomon et ses points critiques. Au dernier chapitre nous introduisons la notion de cobordisme lagrangien et construisons le nouvel invariant pour finalement analyser ses points critiques et l’évaluer sur la trace de la chirurgie de deux courbes sur le tore. Dans le cadre de ce calcul, nous serons en mesure de borner la valeur du nouvel invariant en fonction de l’ombre du cobordisme, une notion récemment introduite par Cornea et Shelukhin.